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samedi 11 avril 2015

Sukkwan Island - David Vann

Bonjour, bonjour. Ca fait un moment que je ne suis plus venue ici. La poussière commençait tout doucement à s'installer... J'espère que vous allez bien ?

Pendant mon "absence" j'ai lu plusieurs livres et ai découvert divers produits dont j'aurais pu parler mais j'ai été prise d'une panne d'écriture. Le manque d'inspiration et l’impression d'écrire avec médiocrité me bloquent. Cependant je vais tenter de remédier à ça et recommencer à écrire.

Comme je vous le disais, j'ai lu plusieurs livres, dont Sukkwan Island de David Vann. Ce roman aborde de manière tragique un thème bien connu de la littérature américaine : le retour à la nature.

Jim, un homme qui a essuyé un certains nombres d'échecs personnels dans sa vie, emmène son fils Roy, un adolescent de treize ans, vivre sur une île de l'Alaska une année durant, coupés du monde, afin de prendre un nouveau départ dans la vie et essayer de se rapprocher de ce fils qu'il connait si mal. C'est un projet un peu utopique auquel le père tient beaucoup et pour lequel il se donne bien du mal. Ensemble ils vont apprendre à vivre dans ce nouveau décor, couper du bois, pécher, chasser, sécher les aliments, réparer la cabane. La vie s'organise doucement mais le malaise s'installe également, surtout la nuit, alors que les sanglots de Jim empêchent son fils de dormir. Petit à petit, les mésaventures s'enchainent et les confessions de Jim sèment le doute chez Roy qui ne sait plus comment faire face à la situation...

Sukkwan Island est un livre dur mais malgré l'horreur on peut difficilement le lâcher, le suspense y est très prenant. David Vann nous plonge dans une histoire où le retour à la nature et la solitude qui en découle révèlent la part sombre et noire des personnages. Cette descente aux enfers est très bien menée : tous les éléments sont là, et pourtant, quand le drame éclate, nous n'avons pratiquement rien vu venir.

C'est quoi ton rêve ? Roy réfléchissait et ne trouvait rien à répondre. Il avait l'impression qu'il était seulement en train d'essayer de survivre au rêve de son père.

lundi 2 février 2015

Dernières lectures du mois de janvier

ENCORE un article lecture vous allez me dire. Oui, je ne suis pas très diversifiée pour le moment mais cela ne va pas durer ! J'avais pris pas mal de retard par rapport aux livres lus au mois de janvier donc j'essaye de me rattraper. Et puis avec le temps dégueulasse, la luminosité inexistante et le fait que je suis malade, j'ai du mal à écrire autre chose que des articles lecture... Mais promis je vais faire un effort ! Voici donc deux petits livres lus en ce début d'année :

La liste de mes envies – Grégoire Delacourt

« Jeune fille, Jocelyne rêvait de mode et de prince charmant. Mais la vie est passée par là, et à 47 ans, la mercière d'Arras doit se contenter d'un mari indifférent et d'un blog sur la dentelle. Quand un heureux concours de circonstances lui offre le gros lot du loto, Jocelyne réalise qu'elle a de quoi réaliser tous ses désirs. Grisée par cette perspective, elle décide de prendre son temps avant d'en parler à ses proches et en attendant, fait la liste de tout ce qu'elle pourrait s'offrir, achats utiles ou folies inconsidérées ... Elle se méfie de cet argent tombé du ciel, n'aurait-elle finalement pas plus à perdre qu'à gagner? »

Un livre agréable et facile à lire, avec des bons sentiments, beaucoup de douceur et même un peu de cynisme. Cependant, il y a peut-être un peu trop de bons sentiments et le personnage de Jocelyne me semble assez improbable. Existe-t-il réellement une femme qui accepte, pardonne et supporte autant de choses sans rien dire et qui se satisfait malgré tout, et à ce point-là, de ce qu’elle a ? Je suis sceptique. Enfin, son cheminement et ses réflexions sont intéressantes à suivre quand même ! 

Dites-moi, si vous gagniez à l'euro-million, vous achèteriez quoi ? Perso, je pense que j'opterais pour un beau voyage entre amies et un appartement.


L’alchimiste – Paulo Coelho

« Santiago, un jeune berger andalou, part à la recherche d'un trésor enfoui au pied des Pyramides. Lorsqu'il rencontre l'Alchimiste dans le désert, celui-ci lui apprend à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve. Merveilleux conte philosophique destiné à l'enfant qui sommeille en chaque être, ce livre a déjà marqué une génération de lecteurs. »

Ce fut une assez grosse déception. J’avais pourtant lu de bonnes critiques mais comme quoi, les goûts et les couleurs hein… C’est un livre décrit comme philosophique, spirituel mais il me semble trop simple, limite naïf et les idées ne sont d’après moi pas assez approfondies (bonjour la philosophie de cantine). Il y a beaucoup de petite phrases prémâchées qui sont censées nous faire réfléchir mais cela n’a pas fonctionné avec moi. Mon âme d’enfant ne s’est pas sentie concernée par ce principe selon lequel nous avons tous une « Légende personnelle », un destin merveilleux qu’il faut accomplir et que l’univers tout entier nous enverra des signes et se pliera en quatre pour que l’on puisse la réaliser… Que ceux qui l’on aimé ne m’en veulent pas, je peux comprendre qu’on puisse l’apprécier, mais moi, cela ne m'a pas parlé.


J’aimerais beaucoup connaître vos avis si vous avez lu ces bouquins !

vendredi 30 janvier 2015

Certaines n'avaient jamais vu la mer - Julie Otsuka

Un petit roman où le “nous” remplace le “je” pour raconter l’histoire de ces milliers de femmes japonaises qui ont tout abandonné, emplies d’espoir, pour rejoindre les Etats-Unis au début du XXème siècle et y épouser un homme qu’elles n’ont pas choisi et dont elles ne connaissaient que le nom et le visage figurant sur une vieille photo, autrement dit : un parfait inconnu.
Certaines d'entre nous n'avaient mangé toute leur vie durant que du gruau de riz et leurs jambes étaient arquées, certaines n'avaient que quatorze ans et c'étaient encore des petites filles. Certaines venaient de la ville et portaient d'élégants vêtements. (…) Certaines descendaient des montagnes et n'avaient jamais vu la mer.
Ce « nous » est un cœur qui représente leurs voix, leurs histoires, et chaque chapitre décrit une étape de leurs vies : la traversée en bateau, la rencontre, la première nuit souvent brutale, la désillusion, le travail harassant, les enfants, le rejet et l’humiliation, le début de la guerre, la peur, le silence, et enfin l’oubli…


C’est un livre magnifique, à l’écriture à la fois poétique, forte et émouvante, qui m’a fait découvrir une partie de l’histoire de l’immigration japonaise que je ne connaissais pas.
Nous voilà en Amérique, nous dirions-nous, il n'y a pas à s'inquiéter. Et nous aurions tort.
Le style narratif est parfaitement maîtrisé et pertinent. Julie Otsuka utilise le « nous » pour donner voix à ces femmes qui n’existent plus en tant qu’individu. Elle additionne, juxtapose les histoires sans jamais s’attacher à un personnage en particulier afin de renforcer la seule identité qui les caractérise désormais : celle d’un groupe, d'une masse de femmes exilées.
Sois humble. Polie. Montre-toi toujours prête à faire plaisir. Réponds par "Oui, monsieur" ou "Non, monsieur" et vaque à tout ce qu'on te demande. Mieux encore, ne dis rien du tout. A présent tu appartiens à la catégorie des invisibles.

mercredi 28 janvier 2015

PAL et bonnes résolutions livresques 2015

Cette année, grâce entre autre à mon tout nouveau blog, j’ai décidé de me replonger dans la littérature et de me donner des objectifs afin de réduire ma PAL. J’ai accumulé l’année passée un certain nombre de livres car, pour une fois, j’ai très peu lu. Et pour ne rien arranger, j'ai largement augmenté mon nombre de livres à lire lors de mon dernier passage chez Pêle-Mêle.

Au menu de cette année, en plus des livres présents sur la photo, j'ai décidé de me diversifier et de lire des romans d'ici et d'ailleurs :
Littérature américaine : Truman Capote, Steinbeck, Thoreau,...
Littérature japonaise : Haruki Murakami, Yoko Ogawa,... 
Littérature russe : Tolstoï, Boulgakov .
Des romans policier suédois : Camilla Lackberg, Stieg Larsson.
Des romans d'auteurs que je connais : Kasischke, Coe, De Vigan, Ellory...
Et un tas d'autres, car la liste est longue !


Étant donné que j'ai envie de découvrir plein d'auteurs et que je risque de faire quelques passages dans les librairies dans les mois qui arrivent, je tiens vraiment à prendre de bonnes résolutions dès le départ.

Mes résolutions


1. Privilégier les livres de ma PAL et ne pas en acheter tant que je n’ai pas lu au moins… Allez, on va dire 3 livres!

2. A moins d’avoir irrésistiblement envie de lire un livre précis, tirer au sort mes prochaines lectures afin que cela soit plus spontané ! Il est temps d'arrêter de lire à chaque fois le dernier livre acheté !

3. Me poser après chaque lecture pour y réfléchir et écrire un article.

4. Faire des économies en allant chez Pêle-Mêle et, dans le cas où j’achète des livres neufs, me rendre dans des petites librairies.

5. Lire une bonne fois pour toute Anna Karénine (je me suis arrêtée en plein milieu et j’ai tout oublié, bravo) et terminer La découverte du ciel, cet autre pavé. (Note personnelle : ne pas me mettre la pression)

6. Terminer la trilogie de Philip Pullman – La croisée des mondes (j’ai acheté les livres étant enfant mais je n’ai jamais lu le 3ème tome) ainsi que les derniers tomes de Narnia de C. S. Lewis.


A moi maintenant de garder en tête ces résolutions et de m'y tenir !


Et vous, vous avez des envies particulières de lecture cette année ?
Je vous souhaite de faire de belles découvertes dans tous les cas !

dimanche 25 janvier 2015

Je me suis réconciliée avec Pêle-mêle.

J'y suis arrivée, enfin ! En ce début d'année 2015, pour la première fois de ma vie, j'ai acheté des livres d'occasion ! Et je sais que cela peut paraître assez anodin, mais pour moi c'est un exploit !

Bon, ce n'est pas la première fois que je rentre dans un magasin de seconde main, mais jusqu'à présent, soit je n'avais pas la patience de regarder les multiples étagères, soit je n'étais pas inspirée, soit je trouvais le rangement trop approximatif ... Bref, je trouvais toujours une excuse (mauvaise...).

Et là, par un samedi pluvieux, j'ai décidé de me rendre au Pêle-Mêle de la chaussée de Waterloo et d'y rester suffisamment de temps pour trouver au moins un ou deux bouquins. Et vous savez quoi ? J'en ai trouvé 20. Oui oui, 20 (je n'en reviens toujours pas). Pour une fois j'ai pris mon temps, j'ai inspecté calmement presque toutes les étagères des livres de poche, je ne me suis pas laissée distraire par les autres clients et je me suis laissée inspirée par ce qu'il y avait. Il faut dire que ce magasin-là est franchement bien rangé, spacieux et pour une bigleuse comme moi, cela fait toute la différence !

J'ai trouvé un nombre étonnant de livres repérés sur des blogs ou sur des présentoirs en librairie ainsi que des nouveautés et des livres en parfait état (à croire qu'ils n'ont même pas été lu). Apparemment, la période après-fêtes est parfaite pour aller à la pêche aux livres !

En tant qu'amoureuse de littérature qui n'en pouvait plus de se ruiner et de payer le prix plein, je suis comblée ! J'y retournerai avec plaisir très prochainement (bien que ma pile à lire pour 2015 et déjà très, très, très longue...).


Et vous, cela vous arrive-t-il de flâner dans les librairies de seconde main ? Avez-vous lu un des livres de ma sélection ?

Une partie de mes trouvailles.


dimanche 18 janvier 2015

Esprit d'hiver - Laura Kasischke

Alors que l'angoisse des fêtes de fin d'année s'emparait de moi au mois de décembre, j'ai décidé de lire un livre qui situait son histoire, justement, à noël : Esprit d'Hiver de Laura Kasischke. Un roman a l'atmosphère froide et angoissante qui relate la journée de noël que va vivre une mère, restée seule avec sa fille à la maison, alors que le blizzard s'est levé sur la ville.


Holly s'est réveillé trop tard ce matin-là. Prise d'angoisse, une phrase lui vient à l'esprit : "Quelque chose les avait suivis depuis la Russie jusque chez eux.". Elle va vérifier dans la chambre de Tatiana, sa fille adoptive âgée de 15 ans, mais celle-ci dort encore paisiblement. Alors qu'Eric, son mari, est en route pour aller chercher sa famille à l'aéroport, Holly commence à préparer le repas pour la fête. Mais les heures passent et tout lui échappe petit à petit : un blizzard se lève et recouvre la ville, les invités décommandent, Eric ne revient pas et Tatty, habituellement si affectueuse, devient irritable et inquiétante. Cette journée aurait dû être parfaite mais l'angoisse monte, indéniablement, et Holly ne cesse de penser à cette étrange impression que quelque chose les avait suivis depuis la Russie jusque chez eux.

Au fil des pages, la tension entre la mère et sa fille augmente et nous découvrons, à travers les souvenirs d'Holly, ce qui se cache derrière les apparences de cette vie belle et facile : les non-dits, les failles et les impressions qu'elle a gardées secrètes. Et alors que nous pensons comprendre, la vérité s'échappe et réapparait là où on ne l'attendait pas.

Pour être tout à fait honnête, j'ai mis longtemps à finir cette lecture et je ne sais toujours pas ce que j'en pense réellement. C'est en lisant la dernière page, alors que j'avais trouvé certains passages longs, que j'ai compris à quel point ce livre était incroyable  Laura Kasischke démonte ce cliché américain qu'est le jour de Noël et nous plonge dans un huis clos inquiétant et dramatique où l'on découvre que les liens familiaux sont bien plus fragiles qu'ils n'y paraissent et les apparences bel et bien trompeuses.

"Qu'elle aille se faire voir. Cette petite garce. Holly décida de se laisser à sa colère. Habituellement, elle s'efforçait de la ravaler, de se rappeler que Tatty était encore une enfant, et qu'elle-même n'avait pas été une partie de plaisir au même âge. Chaque fois qu'elle se sentait autant en colère contre Tatty, elle essayait de se remémorer combien elle avait désiré avoir un enfant. Alors ? Avait-elle cru que ce ne serait qu'arcs-en-ciel et boules de gomme ?"

jeudi 16 octobre 2014

Le premier été - Anne Percin

Un roman bouleversant et sensible sur le thème de l’adolescence et des premiers amours. 
"Tous les crève-cœurs de l'enfance sont des douleurs saignantes qui se referment et laissent des cicatrices. La sagesse n'est rien d'autre qu'un réseau de stigmates"

C'est la fin de l’été. Deux sœurs se retrouvent en Haute-Saône afin de vider la maison de leurs grands-parents, décédés. Catherine, la benjamine devenue une libraire solitaire, n’a plus mis les pieds dans cette maison depuis 15 ans. Angélique, quant à elle, s’est mariée et a fondé une famille. 

Alors que Catherine entre dans le village, les souvenirs de l’été de ses seize ans ressurgissent, implacables. Et ce secret douloureux, cette culpabilité qu'elle garde au plus profond d'elle-même la hante plus que jamais. Elle décide alors de raconter à sa sœur ce qui la ronge depuis cet été là, le dernier qu’elles aient passé ensemble.

Cette année là, les jeunes passent doucement de l'enfance à l'adolescence. Des groupes se forment, des amitiés se créent. Il y a la colo, les heures passées à la piscine ou dans le jardin, les booms et les premiers amours. Et tandis que sa soeur flirte avec un garçon de la colo, Catherine rencontre un jeune homme du village, différent des autres et d'une incroyable beauté. C'est alors que nait un désir qu'elle aura beaucoup de mal à comprendre...


Difficile de trouver les mots justes pour résumer ce livre tant il m'a retournée. J'ai fini cette lecture la gorge nouée.

Petit roman de seulement 181 pages, il semble parler de vacances d'été et de premiers amours d’adolescentes. Et pourtant... Pourtant le sujet est bien plus profond, plus dur, plus cruel. 

Dès le départ, on sait qu'il s'est déroulé un drame, mais ce n'est qu'au fil des pages, alors que la tension monte incontestablement, que l'on comprend l'origine de ce drame et l'impact de certains événements, de certaines paroles.

"Ce n'est pas une tombe. Pas plus que ne le sont, sur le bord des nationales, les silhouettes noires découpées dans le métal, sur les sites des accidents meurtriers. C'est vide, ça ne contient rien, ça ne protège rien. C'est juste un lieu, une borne, un espace délimité pour fixer le souvenir du drame..."

Avec beaucoup de sensualité - une sensualité parfois sauvage -, Anne Percin nous raconte, à travers la confession de Catherine, la découverte du corps, du désir et du plaisir.  

"La vraie découverte, ce n’est pas le sexe de l’autre, c’est le sien. (...) C’est comme découvrir une nouvelle pièce dans la maison où on habite depuis toujours."
"C'est la violence partout, quoi que je fasse, où que je me tourne. La brutalité du corps et des sens qui m'a jetée dans ses bras, à sa tête, entre ses mains, contre ses jambes, sur son ventre (...)"

Mais elle décrit également l'innocence de certains personnages opposée à la cruauté des autres envers la différence.

J'attendais la sortie de ce roman en poche depuis de longs mois, et je n'ai pas été déçue. C'est un roman puissant, intense. Je resterai marquée par cette lecture.

"Et la honte dominait tout, écrasait tout. Une honte générale qui me faisait haïr aussi bien les autres que moi-même, et lui pour couronner le tout. Je portais cette honte comme une marque sur la peau, un tatouage. Qu'elle fut invisible aux yeux des autres était à peine une consolation. J'aurais voulu détruire tout ce qui s'était passé, le piétiner, arracher ce souvenir gluant qui me collait à la peau - mais le faire non pas avec le froid calcul de l'amnésie volontaire, mais à grands coups d'ongles (...)"

samedi 4 octobre 2014

La guerre des Sambre - Maxime et Constance T1 - La fiancée de ses nuits blanches

Coup de coeur de ce début du mois d'octobre !


Après avoir retracé les histoires d'Hugo et Iris, Werner et Charlotte, Yslaire entame un nouveau cycle de la malédiction des Sambre, celui de Maxime et Constance.

« Malheur à celui qui aimera une fille aux yeux de braise car celui-là pleurera sa vie durant des larmes de sang. » Hugo Sambre, le fils de Maxime, l'a écrit bien des années plus tard. Mais comment en est-il arrivé là ? Quelle est l'origine de cette malédiction qui touchera toutes les générations suivantes ? Peut-être le découvrirons nous dans cette ultime trilogie.

L'histoire : L'intrigue se déroule en 1775, à la veille de la révolution française. Charlotte a accepté de prendre soin de Maxime comme s'il était son propre fils, malgré le secret familial malsain qui entoure sa naissance. Lui et Josepha, la fille de Charlotte et du Comte Gunther von Dantz, fréquentent la cour de la reine Marie-Antoinette. Mais Charlotte, fragilisée par son accouchement difficile et une découverte effroyable concernant sa famille, décède malgré son jeune âge. Les deux enfants sont dès lors laissés aux mains de l'immonde Comte von Dantz...

Je lis cette saga passionnante depuis le début de mon adolescence et je n'ai jamais été déçue. C'est, de loin, ma série préférée. L'histoire d'amour principale est tout simplement magnifique. Malgré une attente relativement longue entre chaque épisode (je suis d'ailleurs tombée par hasard sur celui-ci), je suis à chaque fois enchantée de découvrir un nouveau tome.

Dans ce premier tome, nous découvrons comment Maxime, cet enfant innocent mais au charme certain, se transforme petit à petit sous les coups du Comte en un enfant renfermé, manipulateur, de plus en plus dur et cruel avec sa demi-soeur. Il finira par devenir lui-même, un monstre.

J'ai trouvé ce tome passionnant, comme l’entièreté de cette saga. Cependant, vu les sujets traités (qui sont assez sordides) j'ai ressenti tout le long du récit un sentiment dérangeant, de la gêne peut-être face à ces personnages malsains et leurs actions. J'avais déjà pu ressentir cela en lisant Lolita de Nabokov. Dans cette histoire, on est à la fois passionné et horrifié par ce qu'il se passe.

Les dessins ont été réalisés par Marc-Antoine Boidin. Ils sont toujours aussi sublimes, dans des tons assez froids mais avec cette couleur rouge omniprésente caractéristique de cette saga. 

Je vous conseille grandement cette série de bandes dessinées. J'ai, personnellement, vraiment hâte de lire la suite !